Plus question, depuis hier, de se baigner dans la Moselle : elle est vert fluo, sous l’effet de la prolifération des cyanobacteries. C’est impressionnant !
Hier matin, là où la veille au soir nous nous étions baignés dans une eau encore claireCe matin. Couleurs réelles.
Mais au lever, pour sûr nul besoin de se rafraîchir !!! 11°C, Justine et Baptiste sortent des gants, Marjorie met sa doudoune, Maman tu m’as dit de ne pf. as prendre de gants, mais j’ai froid aux doigts, j’aimerais bien en avoir moi aussi !
Pause thé au soleil, 2e jour !!! Vers une belle aire de jeux, avec bac à sable plein de trésors pour les filles, table de ping pour les autres.
Nous approchons de Trêves, nous pourrons planter la tente ce soir dans le jardin de Markus, nous savons seulement que c’est à proximité de la cathédrale. Nous sommes bien loin de nous douter de ce qui nous attend !
Notre halte est certes différente de celle de Goethe, mais quand même
Trêves, cité natale de Karl MarxLa Porta Nigra
Trêves fut capitale des Gaules, après Lugdunum !
Vues sur la cathédrale, à laquelle est collée Notre-Dame, juste derrière.
Barbecue ce soir ! Suivi d’un verre à la veillée, « Dämmerschoppen », avec frère et belle-sœur de Markus, autour du vin de leur fils, son neveu et filleul.
Journée assez relax… Il fait un peu plus chaud qu’hier, de quoi apprécier ça et là une fontaine, un ruisseau, mais une chaleur très raisonnable, très agréable, et souvent un petit air frais qui nous fait enfiler la polaire.
En fait ce matin il faisait bien frais, on a dormi jusqu’à près de huit heures ! C’est assez exceptionnel, sous tente depuis le début, et surtout pendant la vague de chaleur, nous nous reveillions (enfin surtout moi) tôt voire très tôt, entre 5h30 et 7h. C’est même à 4h20 qu’un matin, un coq voisin m’avait reveillée… Toujours reveil spontané, pas d’alarme matinale.
En fin de nuit il a fait 11°C ! (J’ai failli écrire « moins onze », parce qu’on me parle en même temps et que ça fait des bugs :D) Les arceaux de la tente, au pliage, paraissent glacés. Et Marjorie, peu après le départ par 15°C, se plaint d’avoir froid aux doigts !
Du coup, on s’arrête quelques minutes au bord de l’eau, au soleil, pour boire l’infusion préparée hier soir (au début de la mise en route du réchaud, on fait parfois chauffer un demi-litre d’eau pour remplir la thermos, puis infuser aussitôt thé ou infusion ; ou nature pour se faire un orge soluble). J’ai bien écrit ; on s’arrête au soleil. C’est peut-être bien la première fois de ce voyage… Un martin-pêcheur vient marquer le coup, je n’en avais plus vu depuis début janvier, quel plaisir !
Ensuite, aire de jeux pour les enfants, courses pour les parents, puis petit-déjeuner tardif mais fruité et festif, au soleil sans souffrir ! Ça peut être tellement agréable les moments au soleil…
Coup de fil à Clémence, échange de nouvelles.
On est à 3,5km de notre bivouac, il est midi quand on démarre enfin vraiment ! On continue le long de la Moselle, toujours plantée de vignes.
Pause déjeuner tardive, toujours le long de la Moselle. Marjorie entreprend de retrouver Petit Panda, qui a oublié de sortir de la tente ce matin !
Un peu de chaleur, oh un ruisseau, ça tombe bien
Une belle aire de jeux avec de l’eau pour enfants et de l’eau pour adulte (méthode Kneipp, déjà vu parfois en voyage, un bassin d’eau bien froide où marcher 1 à 3 minutes)
On admire en haut du coteau d’en face de jolies couleurs d’automne.
Mais on n’est que le 7 août…
On voulait rouler encore 5 à 10km, mais l’emplacement est charmant ; on s’arrête au bord de la Moselle, bon la route est un peu près, invisibilité réciproque, mais elle est bruyante.
Regardez ce charme :
Ce soir au bivouac je remets ma tenue complète tee-shirt en laine, pantalon, polaire, chaussettes, quand on pense qu’il y a quelques jours, à 23h nous suffoquions de chaleur, torse nu, à se mouiller au gant de toilette puis s’éventer pour trouver le sommeil !! Je préfère la version fraîche, j’ai des vêtements et un duvet pour y faire face ;^)
Grasse matinée jusqu’à huit heures moins le quart,ce matin ! Je m’étais réveillée à 6h, mais j’ai fini par me rendormir, et c’était très bien.
Pas de chaleur menaçante qui vient nous jeter hors de la tente devenant vite une étuve, pas de températures excessivement hautes annoncées aujourd’hui, enfin !
Alors, nous vivons une journée très « normale » de voyage, avec quelques pauses courtes (« Oh ! Elle est trop bien cette aire de jeux ! On peut s’arrêter 5 minutes ? Vous mettez le minuteur ? »), des pauses moyennes, une pause déjeuner de dimensions, disons, normales ! Hier encore nous sommes restés 6h30 arrêtés, de 12h à 18h30. Et c’était si agréable de repartir par 32°C, hier à 18h30. Versus 35 à 38 la veille pour rejoindre nos hôtes…
Aujourd’hui nous avons maintes fois enfilé nos polaires, nous avons trouvé une baignade de confort au bivouac sans necessité vitale de se rafraîchir, nous avons pédalé à un rythme tranquille sans devoir forcer pour trouver le niveau suffisant de ventilation compensant l’engagement physique !!
Marjorie s’est mise à nager vraiment peu après notre départ, allant maintenant avec confiance et, surtout, avec joie en eau où elle n’a pas pied
Ce soir à couverture (« à table », donc) je me suis même écriée « j’ai froid aux pieds ! » Ce n’était pas arrivé depuis longtemps…
La Moselle est très belle, c’est une succession de méandres, nous sommes passés aujourd’hui sous un 2e viaduc immensément haut, interminables piliers blancs portant un tablier bleu, les flancs sont souvent plantés de vigne, parfois jusque très haut, souvent avec des monorails et autres systèmes de transport adaptés aux déclivités exceptionnelles.
(Photos prises avant-hier, correspondant aussi à ce qu’on a vu aujourd’hui)
Ce soir joli bivouac à proximité de la rivière, nous nous sommes arrêtés à 18h45 ce qui est une heure assez normale mais c’est 1 à 2h plus tôt que la plupart de nos arrêts pour bivouaquer, depuis notre départ ! La chaleur intense perturbe absolument tout.
Lits superposés 😀FrisbeeSébastien nettoie les patates du repas
Les enfants ont pu lire, s’amuser, on a cuisiné un peu plus… Et même, balade nocturne le long de l’eau pour les parents avant de rentrer sous la tente.
Petit-déjeuner allemand typique, tellement charmant, varié, rassasiant et joyeusement délicieux ! Les Brötchen frais, la charcuterie et les tranches de fromages, confitures et miel, beurre… Nous apprécions aussi qui le thé chaud, qui l’apfelschorle.
Nous visions un départ vers 9h, on y presque 😀 9h30. Gourdes pleines, batteries chargées, vêtements et sous-vêtements propres !
Et surtout, ce temps d’échange, avec Willi surtout hier soir, avec Waltraut ce matin. Depuis notre départ, nous avons eu assez peu d’interactions avec des allemands : ces lieux pittoresques ou historiques sont très touristiques, et on y trouve donc ceux qui vivent le tourisme, et ceux qui vivent du tourisme, surtout en cette saison… nous avons déjà vécu ce déficit de contact en remontant la côte adriatique en 2016 ou en parcourant le Danemark en 2024, a priori pour ces raisons-là.
Premiers metres,une belle boîte à livres, les filles sollicitent un arrêt. Ça tombe bien, j’ai presque fini mon livre (L’arbre de Noël), j’en choisis un, parmi les plus petits en poids et volume. Et en effet dans l’après-midi je finirai ce roman.
Avant de nous éloigner du village de nos hôtes, nous longeons dans son integralité le viaduc de la fameuse voie ferrée evoquée hier. De nombreuses arches, dont une dernière gigantesque !
Nous prenons la route, la véloroute de la Moselle. Micro pause aire de jeux, 5 minutes chrono, comme en 2024 – pour moi, un peu de ping avec Baptiste, interrompu par le vent qui se lève.
Nous roulons bon train, l’aménagement est très roulant, et en roulant bon train on se fait du vent bien comme il faut. Pour une fois, je suis en tête, Justine juste derrière moi. Stupeur,effroi : là, au milieu, un petit oiseau, immobile et vivant !!!! J’alerte, gare vite mon vélo, par miracle aucun de nous de l’a touché, je me plante au milieu le temps que quelques cyclistes passent à ma droite ou à ma gauche avant de le ramasser. Le goudron, à cet endroit, est au soleil : brûlant.
Le reste de la famille s’est garé, je vais vers l’ombre d’un panneau, les enfants demandent à avoir l’oiseau chacun un instant dans les mains (allez, accordé, quelques secondes), …
Dans un emballage de glace parfaitement propre qui traînait là, nous avons mis un peu d’eau, à l’ombre, et je l’y ai posé au milieu de notre cercle, non pas pour qu’il boive [il ne faut jamais donner à boire à un oiseau dans le bec], mais pour lui refroidir le ventre (il était sur le goudron en plein soleil, nous sommes littéralement passés à 2 doigts de lui rouler dessus…). Au début il était complètement stone, griffes fermées sur rien, aile droite mal pliée, yeux tantôt moitié ouverts, tantôt fermés, respiration très, très rapide …
Et puis peu à peu on l’a vu se redresser, posant bien ses pattes, la respiration ralentir, l’œil tantôt se fermer, tantôt se rouvrir vif, il a bu de l’eau aussi.
Et enfin, après un moment qu’on pourra mesurer avec l’heure des photos (elles sont sur le téléphone de Sébastien [20 minutes]. il s’est montré de nouveau vraiment vif. Nous avons ouvert le cercle côté végétation pour faire barrière côté piste cyclable/route, et il a sautillé-voleté vers le couvert du lierre sous les buissons ❤️❤️❤️❤️ Un merveilleux moment !!!
Les enfants étaient aux anges après ce moment intense et finalement très joyeux. Moralité : pensez à toujours laisser traîner quelques déchets bien propres ça et là, ça peut toujours être utile ! ;^)
On redémarre de quelques coups de pédales seulement : des mirabelliers en liberté ! Miam…
L’inconvénient majeur de ce matin, c’est que la journée promet déjà d’être chaude, et que la baignade référencée est à peu de distance de notre point de départ ! C’est ainsi qu’on s’arrête à midi pour se rafraîchir, et qu’on n’en repart qu’après 18h… avec seulement 32 degrés !! Tellement plus agréable…
À Bremm ascension à pied dans les vignes pour la vue sur le méandre de la Moselle. Bremm, réputé avoir la vigne la plus raide.
Plein d’eau fait au cimetière, puis bivouac en bord de Moselle à la sortie du village suivant.
Aujourd’hui nous avons visité Koblenz, ses églises (plus elles sont anciennes, plus elles sont fraîches), ses fontaines, ses jeux d’eau, ses centres commerciaux climatisés (juste pour traverser d’une rue à l’autre par un chemin frais !)…
Bon on est aussi allés voir das Deutsche Eck, le confluent de la Moselle (ici Mosel) et du Rhin, et l’édifice monumental érigé là fin XIXe à la gloire de la nation. Mais, comment dire… il fait chaud !!!
Comme j’écris, il est 23h, le vent de lève un peu, les eclairs illuminent le ciel à l’ouest, on entend très vaguement gronder le tonnerre dans le lointain. Baptiste et moi avons gardé notre chemise, mais le reste de la famille était torse nu pour le repas, (on a mangé tard) il faisait près de 31°C à 22h15…
23h08, ça y est la pluie, enfin ! On va aller danser dessous ! Ah non, ça se rapproche ;^)
Derrière nous le confluent : à gauche la Moselle, à droite le Rhin
2 réponses sur “À nous la Moselle !”
Koblenz (en fr. : Coblence) vient du latin Confluentes qui vient du confluent du Rhin et de la Moselle, qui d’ailleurs était le nom du département français dont Coblence était chef-lieu (Rhin-et-Moselle).
2 visites de ville bien pittoresques dans d défilé où le Rhin s’encaisse:
Bacharach, à pied, en famille, avec une glace à la main, très bonne, une boule en cornet pour monter, une deuxième dans un deuxième cornet 😋 pour visiter la fin : elles étaient bonnes! Et pas de prix dégressif à la française, au nombre de boules, ici !.
Je tombe de sommeil, alors je vais mettre simplement quelques photos… On y voir des bancs de sable,le Rhin est (toujours)très bas. Je n’ai pas pris de photo, hélas, en fin de journée, des affleurements rocheux actuellement émergés !
La deuxième ville : Oberwesel. Les enfants ont préféré rester à proximité des vélos, au bord du Rhin, pendant que nous visitions.
Une réponse sur “Bad Salzig”
Géniales ces photos
C’est impressionnant de voir le lit du Rhin en effet …
On espère que la nuit aura été bonne
Une journée moins chaude, commencée avec une bonne averse de 8h à 9h30 : tout était rangé, on chargeait les vélos avant de plier la tente, qui heureusement était encore montée ! L’occasion de profiter des jeux emportés.
Où était installée la tente ? ;^)
Départ plus tardif, mais aussi plus frais et moins lumineux : dans ce contexte nous avons vu des lièvres à plusieurs moments, ainsi qu’une poule faisanne. Vu, entendu des cigognes, et des guêpiers !
Plus frais : nous avons tous enfilé notre polaire. Justine et moi sommes même parties en coupe-vent !
Pause popote du déjeuner à l’ombre fraîche le long du Rhin, un bras peu vif en ce moment où les eaux sont si basses, mais quelle belle vue !
Au menu notamment des pommes de terre nouvelles glanées dans le courant de la semaine dans un champ récolté, probablement trop petites, des oignons idem. Nous avons traversé de vastes zones de maraîchage depuis que nous avons quitté la route des vins, des champs d’oignons parfois immenses, à perte de vue ! Quelques uns seulement récoltés, la plupart encore en culture. Glaner, c’est seulement après récolte, les legumes abandonnés sur place notamment pour défaut de calibre, de forme, abîmé…
À propos du niveau exceptionnellement bas du Rhin, il y a quelques jours un homme à velo,avec son bambin sur le siège arrière, nous a interpellés au passage « Ne voulez-vous pas voir les Hungersteine ? »
Il nous a montré, à quelques mètres, les pierres visibles dans le lit du fleuve, sur lesquels nous pouvions voir qu’avaient été gravées des inscriptions, notamment des dates. Nous épargnant la descente, ii nous a montré la photo qu’il venait d’aller y faire. Des pierres visibles seulement lorsque le niveau de l’eau est très bas, ce qui est le vas en ce moment : 8 à 12cm à Worms !!!
Bivouac ombragé, un défi de trouver du plat : nous abordons les gorges du Rhin !
Une réponse sur “Bingen”
Magnifiques ces berges du Rhin, malgré son niveau exceptionnellement bas …
Lever tranquille, réveil à sept heures moins dix, départ 7h45. Il fait très bon à cette heure-là pour rouler, nous avançons bien, et c’est nécessaire car nous avons un objectif : avoir parcouru dans la matinée les 32 km qui nous séparent de Mainz, Mayence, pour y être avant midi.
Un cycliste de rencontre nous parle d’Oppenheim, dont il nous invite à aller voir l’église monumentale, et il nous explique que de grands reseaux souterrains existent sous cette petite ville, où se refugiaient les habitants pendant le conflit de 1870-71 avec les français.
Il est très bavard et me raconte plein de choses, et j’en comprends la plupart : son parler ressemble au bavarois, avec lequel je suis assez familiarisée. Ancien agriculteur, il est père de 4 enfants lui aussi.
Le crochet par le cœur d’Oppenheim tombe bien : cela coïncide avec le kilométrage convenu avec les enfants pour manger un morceau. Rues pentues, on pose les vélos, distribue pommes et nectarines, mélange d’amandes, et stroopwafel pour satisfaire les jeunes estomacs. Demi portion pour les adultes !
Petit tour à pied dans le cœur, notamment médiéval, d’Oppenheim, puis retour, un peu laborieux, à notre itinéraire. Depuis 2 jours nous avons rejoint le Rhin et, le longeant, l’Eurovelo15. Suivre un itinéraire balisé, c’est savoir à chaque intersection ou aller (il est très rare qu’un panneau manque, ça arrive parfois ; mais le plus souvent c’est qu’on ne l’a pas vu!), ce qui représente une efficacité significative du déplacement, puisqu’on n’a pas besoin de ralentir, regarder la carte ou le GPS, prendre la route qu’on pense être la bonne…
Le balisage est continu malgré les zones en travaux, les zones portuaires, les zones tellement hostiles à celui qui se déplace sans carrosserie ni moteur ! Nous arrivons à 11h à Mayence, vraiment contents d’y être si tôt, et oh joie ! Nous tombons sur le marché.
Passage à l’office de tourisme, décision prise d’aller – plus tard, vers 13h30-14h – manger au Nordsee puisqu’il y en a un à 2 pas du centre, et nous regardons sur les étals quoi prendre à manger tout de suite. La plupart des fruits et legumes vendus ici sont très chers par rapport à notre marché, producteur ou pas, bio ou pas.
Nous jetons notre dévolu sur des abricots à confiture, archi mûrs, 3 chacun, leur prix est plus que raisonnable et leur saveur, hmmm ! Nous nous en regalons autour de la fontaine voisine, je reviens donc 5 minutes plus tard en reprendre autant :^D
Cette fontaine, des enfants s’y rafraîchissent déjà, dans l’eau jusqu’à mi-mollets, jusqu’au genou, jusqu’à la taille. Justine et Marjorie finiront par y nager tout habillées ! Je ne sais pas combien de fois nous nous sommes arrêtés à cette fontaine, 2, 3 ou 4 fois, c’était vraiment une nécessité, il fait tellement chaud… Se rafraîchir les mains, les pieds, le visage, le crâne…
On retrouve bien, comme déjà début juillet, en juin ou même fin mai, on retrouve bien dans cette chaleur démesurée un ennemi sournois, comment ne pas se rappeler la comparaison d’Al Gore, dans Une vérité qui dérange, avec la grenouille qui s’échapperait aussitôt si elle était plongée dans de l’eau très chaude, alors qu’elle ne réagirait pas à l’excès de chaleur si elle était plongée dans une eau froide mise progressivement à chauffer…
Un ennemi sournois donc, qui perturbe nos capacités à élaborer un raisonnement, qui altère nos capacités à communiquer, et a fortiori à communiquer respectueusement, qui nous déconnecte de nous-mêmes – on ne se rend pas forcément compte qu’on est en surchauffe, aussi attentif et informé soit-on, … Alors, la vue du chapeau plein d’eau renversé successivement sur la tête de chacun de nous a fait rire du monde aux abords de la fontaine. Mais je ne sais pas comment nous aurions traversé cette 2e journée, sans ce geste…
Liebrauenkirche, der Dom
Le repas au Nordsee est un festin tout autant qu’une épreuve : il y fait très chaud. Sébastien est contrarié que j’emmène brusquement Marjorie et Justine aux toilettes alors qu’elles ont à peine touché leur assiette qui vient d’être servie… il n’avait certes pas vu la couleur de Marjorie, bien plus normale quand nous redescendons 2 minutes plus tard après rafraîchissement : mains, visages, tête et un peu le reste sans mouiller tout le local quand même !
Après le Nordsee nous envisageons d’aller voir les vitraux de Chagall à l’église St Stephan, à vélo pour aller plus vite. Le soleil s’est caché ? Allez, plutôt à pied, les vélos sont bien garés et ça va monter. Le soleil ressort, on se retrouve dans la fontaine ! Après quoi, bien mouillés (c’est là, le coup du chapeau), on attaque à pied les 10 minutes de marche, petite fontaine rafraîchissante à mi-parcours. Oui, il fait très chaud, vraiment !
Retour aux vélos vers 18h, les filles se sont tellement baignées à nager encore une fois tout habillées dans la fontaine qu’elles sont frigorifiées (il ne fait que 35,5°C…) et se changent 😀
La sortie de la ville, comme toute grande ville, a fortiori portuaire, est longue et assez complexe, mais le balisage est presque parfait. Le parcours, parfois inconfortable, traverse, après les zones commerciales et industrielles, un long moment des jardins ouvriers/familiaux. Nous y faisons une jolie ventrée et récolte de quetsches, et le jardinier voisin nous offre 3 concombres de son jardin. Premier cadeau de ce voyage !
À la demande exprès de Marjorie j’avais repéré une plage au plus près : un peu moins de 10km après avoir quitté la vieille ville nous y sommes et profitons – sauf Baptiste – de 10 minutes chrono de rafraîchissement divin dans le Rhin, avant de nous mettre en quête de notre bivouac. Trouvé le long de la digue, parfait.
Nager dans le Rhin
Repas rapide sans cuisson, on goûte un des 3 concombres, délicieux. Des amandes salées viennent compléter à merveille les crudités et le pesto rosso. La nuit tombe, brossage de dents, dodo.
Et vous, comment vivez-vous ces journées de chaleurs extrêmes ?
Une réponse sur “Budenheim”
Heureusement qu’il y avait ces fontaines !!!
Ce n’est quand même pas banal une fontaine où on peut nager …
À Grenoble en deuxième partie d’après-midi aujourd’hui : 39° à l’ombre lorsque je me suis garée, plus que 38 au moment de repartir.
Contente de retrouver 2h plus tard la forêt et la nuit. Les petits ruisseaux coulent encore un peu, pourvu que ça dure …
Lever beaucoup plus tôt que d’habitude : le soleil se lève directement sur notre bivouac. On commence dès 6h20 à plier, à 7h35 on démarre. Oui, plus tôt mais plus long que d’habitude ;^)
Nous abordons Worms, ville magnifique et chargée d’histoire, de culture, …
… mais nous abordons aussi une journée de chaleur extrême, alors nous longeons le Rhin, évitant le centre, nous arrêtant seulement pour refaire le plein et acheter un petit-déjeuner – parce qu’avec un lever avant 6h30, les enfants réclament à juste titre de pouvoir manger à 9h ! (Oui, on ne mange jamais directement au réveil, c’est très, très rare). Deux guêpes viennent un peu gâcher ce moment… mais pas de piqûre.
Une plage le long du Rhin n’est pas hospitalière pour les heures à venir, mais il y a une aire de jeux dont jeux d’eau avec de très grands marronniers, et les sites de baignade à venir sont sans ombre ou presque : il n’est que 11h, nous nous arrêtons. La température monte…Jeux, lecture… repas vers midi. La température monte encore…
Je m’installe pour faire une sieste. Il y a un vent fort et constant, comme un sèche-cheveux, qui de minute en minute devient de plus en plus chaud. Je ressens certaines sensations qui me rappellent la fièvre, à un moment (je vais bien, hein!) et le compteur affiche alors un peu plus de 39°C. On se rafraîchit en s’arrosant,mais tout sèche très vite ! (Cf article précédent)
Finalement, vers 16h nous allons nous installer en haut de la plage du Rhin, désormais à l’ombre, et nous rafraîchir qui dans l’eau du bord du fleuve, qui dans le ruisseau.
Le vent a apporté force nuages, la température se met à baisser, et à 32°c, ce qui nous paraît très agréable ! peu après 17h, nous reprenons la route, direction une baignade : une ancienne graviere.
Formation serrée : nous sommes alors comme un seul véhicule lent à dépasser.
Nous y arrivons avec les premières gouttes de pluie d’un bord de front orageux !
Il y aura quelques gouttes, et un impressionnant mais unique coup de foudre. On fait le plein d’eau, Justine et Marjorie se baignent un coup, la pluie cesse et ne menace plus : on repart pour 2,2km avant la prochaine plage et baignade, également une graviere ! Baignade pour nous 5 cette fois, puis repas avant de repartir, dans un coin herbeux pour éviter le sable.
On repart en polaire (!!!!) (Sauf Baptiste) vers 21h pour rejoindre le Rhin et y trouvons aussitôt un bivouac, gardé à notre arrivée par 2 chevreuils et un rongeur ;^)
22°C ce soir, quel contraste…
Une réponse sur “Gumbsheim”
Quel bon plan ces baignades par temps de canicule…
La Nibelungenturm est incroyable !!!
Koblenz (en fr. : Coblence) vient du latin Confluentes qui vient du confluent du Rhin et de la Moselle, qui d’ailleurs était le nom du département français dont Coblence était chef-lieu (Rhin-et-Moselle).
Une étape symbolique de votre parcours !
Vous êtes bien vaillants avec cette chaleur …