Nous profitons des derniers kilomètres en Allemagne pour nous arrêter dans un supermarché pour faire le plein de victuailles locales et introuvables en France.
Puis nouvel arrêt pour acheter du Federweißer wein, jus de raisin en début de fermentation qu’on appelle plutôt « bourru » en France. Par contre, pas de charcuterie: la Metzgerei de Neuenburg, dernière ville avant la frontière, est fermée…
L’Allemagne ne veut pas qu’on la quitte : la piste cyclable est fermée car il y a de gros travaux avant le pont sur le Rhin, et la déviation fléchée ne nous emmène pas du tout vers la France ! Ce qui est surprenant en Allemagne. Après avoir pas mal tourné, c’est en passant par un gros échangeur routier que nous parvenons à franchir le Rhin.
Pause déjeuner avant de traverser la forêt de la Hardt. Nous découvrons un nouvel accès à Mulhouse par le nord, en longeant l’Ill (affluent du Rhin qui passe aussi à Strasbourg). Itinéraire très agréable qui nous fait arriver chez les Ptits Poums à 16h59 précises et 50 km parcourus sous un ciel gris. Mais nous n’avons presque pas eu de pluie, ouf !
Et ce soir, Marjorie a soufflé ses bougies d’anniversaire au chaud !
Réveil naturel pour toute la famille entre 7h et 7h50, on plie on range on refait les sacoches, et quand Sébastien part avec Marjorie chercher Brötchen et Bretzel à la boulangerie, presque toutes les sacoches sont déjà refermées et remises en place sur les vélos. Nous profitons donc sereinement ensuite de ce petit-déjeuner aux confitures maison, miel du frère de Kuno, et fin du pot de Nucati (nutella pas international) que les enfants s’arrachent un peu… Ce matin Dorothee ajoute sur la table une préparation maison de flocons d’avoine, fruits frais (pomme râpée), quelques tranches d’ananas en boîte coupées, et crème fraîche crue – le haut de la bouteille, ça doit rappeler des souvenirs à Clamed, ça !!!
Nous demarrons peu avant 10h, sortant en même temps que Dorothee qui accompagne une de ses filles – celle qui veut devenir sage-femme pour accompagner les naissances à la maison…
Nous laissons tomber le Hexental, « la vallée des sorcières », une très jolie vallée, nous a dit Dorothee ; mais qui ajouterait un peu trop de kilomètres et de dénivelé à ces deux journées déjà conséquentes. Car demain soir, nous sommes attendus à Mulhouse !! Alors direction Staufen, Dorothee nous a dit que ce serait plus joli que Bad Krozingen.
Pause déjeuner dans une très jolie aire de jeux à Mengen, à notre arrivée une dame ramasse des noix. Le rangement de nos affaires est rapide, alors que nous terminons le vent se lève et, sur les toutes dernières bouchées, il se met à pleuvoir !
Finalement les gouttes ne sont nombreuses. Mais le vent a efficacement secoué le noyer !!!
Pour la première fois de ce voyage nous roulons sous la pluie : jusque là il a plu la nuit, ou quand nous étions chez Urban. Heureusement ce ne sont pas des trombes d’eau, loin de là.
A notre arrivée à Staufen une pause s’impose à l’aire de jeux… Elle est encore surprenante, malgré le nombre et la diversité de celles que nous avons vues ! Et elle comporte 2 trampolines, chose encore jamais vue dans une aire de jeux !!
Toilettes à la gare, au pied des ruines du château des seigneurs de Staufen, le parking couvert à vélos est orné d’un grand bi géant !
Nous arrivons à la vieille ville sous une pluie qui s’est intensifiée, et Sébastien engage le tandem sous les arcades de l’office de tourisme, où nous abritons les vélos pour visiter d’abord le petit musée municipal.
Le temps s’améliore et nous faisons un petit tour de la ville à pied, les enfants jouent à sauter par-dessus les petites rigoles qui encadrent la chaussée pietonne pavée, Marjorie y arrive bien, elle est très heureuse ! Et nous trouvons une merveilleuse petite boutique de jeux et jouets d’occasion où Sébastien et moi nous eclipsons quelques minutes… elle tombe à pic en ce 1er octobre !
Au moment de faire le plein d’eau aux toilettes publiques fréquentées auparavant, nous les trouvons fermées. Du coup nous demandons à remplir nos bouteilles et gourdes à un couple que, sans s’en rendre compte, Sébastien arrêté pour regarder la route empêchait de rentrer chez eux, le tandem barrant l’entrée à voiture dont le conducteur, très patient, ne disait rien ! L’eau est revenue accompagnée de petites douceurs ;^)
Pour quitter Staufen, nous avons
Pris une piste cyclable toute neuve le long d’une route neuve encore fermée
Pris une route neuve encore fermée, le long de laquelle la piste cyclable n’était pas terminée
Modifié l’itinéraire parce que la route (cyclable) indiquée par le gps n’existait pas encore :^D
Bivouac à la tombée de la nuit le long d’une petite route, soupe aux pâtes vite faite savouree dans l’abside bien éclairée.
Et cette nuit, pour la 2e fois du voyage, et à sa demande, je (Hélène) dors dans la petite tente avec Marjorie !
3 réponses sur “Vers Staufen”
Y a rien
Ça y est ça vient ;^)
Miam le souvenir de la crème onctueuse du haut de la bouteille de lait
On travaille donc beaucoup en faveur de la circulation des cyclistes dans cette belle région, excellente nouvelle même si cela vous vaut encore quelques déconvenues au milieu des bonnes surprises !
En termes de surprise, on imagine la joie de l’héroïne du jour en découvrant celle que vous lui réservez – plus d’un tour dans la sacoche !
Oh mazette quel déluge ici, contente que ce ne soit pas chez vous …
Bon retour en France !
Aujourd’hui j’ai enregistré une chose, c’est que Fribourg en Brisgau se trouve au pied de la Forêt Noire.
7°C au lever, c’est 6 de plus qu’à Oberbaldingen ;^) c’est un peu frais pour les doigts qui plient la tente, mais supportable tout de même. Nous demarrons vers 9h30, et ça monte pour aller au Titisee, avec encore plein de sites industriels et de bureaux, surprenants à cette altitude, et visiblement une bonne industrie du tourisme aussi. Nous ne nous attardons pas : une grosse descente nous attend ensuite pour aller à Fribourg, et globalement une grosse étape : Dorothee, rencontrée au Bodensee, nous accueille ce soir chez elle, au nord de Fribourg !
Ça monte encore après le Titisee, je ne sais pas si l’enthousiasme peut soulever des montagnes, mais je vous assure que les montagnes ne soulèvent pas tellement l’enthousiasme dans les rangs des Puces !! (Autrement dit : ça râle un peu… je suis fatigué(e)… j’ai faim… j’ai froid… c’est quand que…)
(Oui, quand on enfile un coupe-vent par-dessus une polaire pour avoir chaud,… on le ferme, non ? Et la cagoule, voilà qu’elle tient plus chaud sur la tête que dans la poche ! Bref, on n’arrête pas le progrès…)
Nous passons par des forêts magnifiques… Il y a des champignons de toutes sortes et toutes couleurs partout !
On passe déjà à proximité de la B31, mais ici, elle monte encore ; on continue sur nos petites routes goudronnées et routes forestières, dans des paysages vallonnés et brumeux.
Et puis, nous y voilà : on se lance sur la route nationale, juste au-dessus de ses lacets. Alors là, on ne pouvait pas prendre de photos, pour ceux qui connaissent vous pouvez imaginer la montée de Serrières, mais en descente bien sûr, et trois fois plus longue. Vous pourrez chercher Höllental et Hirschsprung pour vous faire une idée. Des tronçons à 2+1 voies, à 2+2 voies, mais aussi des passages encaissés. Magnifique, bruyant (camions, chaussée mouillée), humide (une pause essuyage de lunettes au premier refuge !), et long !
Au bout d’un moment, ponctué d’arrêts à chaque refuge, une piste cyclable sur la droite nous sépare du flux automobile, c’est agréable.
Fribourg est une grande ville déjà, et le franchissement de ses abords prend un moment. Mais la signalisation est excellente, nous empruntons par moments de petites voies cyclables pittoresques au milieu de nulle part, je me rappelle quand nous y étions venus en 2011, lors de notre premier mini voyage à vélo, déjà ces panneaux partout et ces voies cyclables m’avaient bien plu.
On a eu bien froid – surtout Baptiste et Justine – alors arrivés en bas on ca manger dans un lieu chauffé avec toilettes. Nous choisissons un petit kebab, qui ne nous déçoit pas, ils sont très aimables, serviables, patients, et ce que nous mangeons est savoureux, pour un prix très raisonnable. En sortant tout le monde est bien réchauffé. En fait il reste près de 20 kilomètres ! Je croyais que c’était moins loin…. Clémence accuse un peu le coup ; mais la route continue à descendre globalement, nous avons donc un bon rythme et arrivons vers 17h chez Dorothee et Kuno.
Il y a un immense trampoline ! Où se glissent très vite ces enfants qui affirmaient ne plus avoir d’énergie !! Il y a un grand abri où mettre nos vélos, une pièce avec de nombreux couchages (et d’innombrables jeux et jouets !) où nous pourrons dormir et où, dès à présent, les enfants peuvent jouer…
Et finalement, nous resterons 2 nuits.
Culture de fraises
Sites industriels autour du Titisee
Bonne nuit Marjorie !
Une porte historique de Fribourg
3 réponses sur “Köndringen”
Ça me fais voyager de vous lire. Suivre vos aventures… bravo! Aujourd’hui j’ai fait beaucoup de vélo, j’ai pensé à vous, et ce soir camping jardin d’appartement 😉
De gros bisous
Profitez bien de ces moments d’efforts et de réconfort!!!
Ouf pour la piste cyclable salvatrice dans la « descente de Serrières allemande ».
Les paysages de campagne sont magnifiques.
En ce jour d’anniversaire, nous espérons que Marjorie n’essuie pas en direct de déluge comme celui que nous avons ici !
Gros bisous à elle ainsi qu’à vous tous !
Hallo (Salut!)
Ich glaube, ich habe euch an diesem Tag gesehen, bei Gundelfingen, und traute meinen Augen nicht, so dass ich nochmal umkehren musste, um zu fragen, wer ihr seid, wo ihr herkamt und wohin ihr unterwegs wart.
Ich bin total beeindruckt! Ihr seid eine ganz tolle Familie und ich finde es ein großes Geschenk, das ihr euch und das ihr der Welt macht, indem Ihr mit dem Fahrrad als Familie reist. Glückwünsche! Respekt! Die Kinder sind mit reich und werden im Leben sehr viel bewirken.
Herzlichen Dank für die Begegnung!
Le brouillard matinal a rapidement cédé la place à un beau soleil ! Nous avons refait toutes les sacoches pendant que les enfants faisaient encore quelques parties de labyrinthe ou de puissance 4 (« 4 gewinnt »), avant de nous attabler vers 9h30 autour d’un petit-déjeuner façon brunch. Urban cette fois-ci n’était avec nous, nous étions tous les 6 à table : il avait du travail aux champs. Il s’est à un moment joint à nous avec une tasse de thé…
Le temps de changer mes patins de freins, ranger les sandales, rassembler les vestes, cagoules, gants chauds que la soeur d’Urban avait prêtés à nos enfants pour l’excursion d’hier en Forêt Noire, de glisser dans nos sacoches des tomates du jardin, des Bratwürste faites par le voisin charcutier avec la viande d’un cochon élevé ici, une miche du pain d’Oma, … on a démarré vers 11h. Sous un soleil splendide, qui tempérait le petit vent de face frisquet. Urban de son tracteur nous a vus arriver et est descendu toper un coup nos mains au passage, sans nous faire arrêter, avant de regagner en courant son véhicule…
Bon, on a des soucis avec le blog, on ne peut plus utiliser l’application qui jusque là nous servait à mettre en ligne les articles, les images, et consulter les commentaires. C’est un gros handicap…
Donaueschingen : ici, à leur confluence ja rivière Breg et la rivière Brigach deviennent : le fleuve Danube. Il n’y a pas de source du Danube, mais il y a le lieu où il naît.
On a fait un sacré voyage, quand même, en 2013 !!
Parcours sinueux suivant Sébastien et le gps, souvent face au vent, ce qui est assez bruyant… (comprendre : ça râle !), après avoir attaqué la montée par une route forestière non revêtue à la pente très régulière, pause repas au Kirnbergsee. Un bon plat chaud de spaghettis d’épeautre à la sauce tomate a bien revigoré tout le monde.
Puis longue montée, là encore très régulière et à la pente correcte. Un petit passage à 1033mètres avant de redescendre !!
Dodo ! A une altitude de 875m.
3 réponses sur “Neustadt-Titisee”
Trop belle la photo de famille !!!. Ici pas de soleil ☀. Bon retour. Bises
Superbes tous les six !!!
Impressionnant de vous imaginer roulant et bivouaquant à si haute altitude : chapeau !
Attention, mise en garde, si vous venez dans cette région d’Allemagne, prenez garde, il s’agit d’un sujet extrêmement sensible !
Où se trouve la source du Danube ? L’empereur Constantin déjà la recherchait …
Si c’est à l’endroit où le Danube prend son nom, c’est à Donaushingen, où nous passerons demain. Mais si nous parlons du lieu où jaillit le premier jet d’eau, à la distance maximale à la source, alors c’est dans la forêt noire qu’il faut chercher, et il faut aller à la source de la Breg. En effet, le Danube est un fleuve qui prend son nom à la confluence de deux rivières, la Breg et la Brigach.
C’est à la source de la Breg qu’Urban nous a emmenés aujourd’hui, à 30 km à l’est de Donaushingen et à plus de 1000 m d’altitude. Le temps est couvert et frais (5°C), mais il ne pleut pas. Les enfants sont bien couverts grâce à la soeur d’Urban qui leur a prêté doudounes, bonnets chauds, combinaisons.
200 mètres après la source, c’est la ligne de partage des eaux avec de Rhin. Nous la dépassons pour faire une petite randonnée. Arrêt jeux dans des blocs de rochers granitiques que les enfants escaladent gaiement. Jusqu’au moment où Justine glisse et chute de 2 mètres. Elle est un peu sonnée et finira la rando sur mon dos.
Le soir Justine n’a pas faim malgré le repas de rois avec notamment pain maison et charcuterie locale qui nous est servi. En fin de repas, Baptiste part lui tenir compagnie: elle se remet à jouer, parler, sourire … ouf !
88 km parcourus … en voiture, donc. Et 6 à pied. Demain ce sera le départ d’Oberbaldingen pour franchir la forêt noire, avec les vélos chargés cette fois. De l’autre côté, nous retrouverons le Rhin et la plaine d’Alsace…
Une réponse sur “La source du Danube …”
Oh gentil Baptiste ! Ouf pour Justine !
Quelle bonne escapade donc malgré le temps peu amène.
On vous embrasse en vous souhaitant un bon retour ! Quel contraste de saisons entre vos deux trajets en si peu de temps …
« Nous partirons à 9h30, pour monter au sommet le plus proche, à 975 mètres d’altitude ! » avait annoncé Urban. Ses 3 nièces seraient de la partie. Dans un sac il avait pris les casques de nos enfants…
Qu’y a-t-il donc ici ?Désolée pour le torticolis…
2 réponses sur “La surprise d’Urban”
Quelle belle surprise ! Vous avez tous l’air ravi et Marjorie a des étoiles dans les yeux 😉
Un réveil matinal, autour de 7h pour toute la famille, et nous voilà à 8h30 prêts à partir, Sébastien, Marjorie et moi, pour rejoindre les enfants à l’aire de jeux 300m plus loin – leurs sacoches faites, ils nous y ont précédés, profitant des jeux pendant que nous remplissons les dernières sacoches, plions la tente, chargeons les 2 derniers vélos.
En regardant les Warmshowers pour passer la prochaine nuit à l’abri- fortes pluies annoncées à partir de 18h – Sébastien découvre… » Comment s’appelait la famille qui nous avait invités puis montés au Col de Witthoh ? » Martin et Sonja sont désormais inscrits sur ce site ! Et leur présentation mentionne le fait qu’ils avaient plusieurs fois hébergé des voyageurs échoués- nous n’étions pas les premiers. Ci-dessous les 3 (trois !!) billets de blog mentionnant notre rencontre il y a 7 ans et demi…
Notre itinéraire, de Ludwigshafen à Oberbaldingen, passe de toute façon par leur village, qui est à mi-parcours, alors Sébastien les contacte. En semaine ce n’est pas très pratique, mais se revoir serait sympa… Ils ne sont pas disponibles. A une autre fois !
Nous sommes en route, donc, pour Oberbaldingen. C’est au nord-ouest du Lac de Constance, non loin de Donaueschingen. Sébastien prépare l’itinéraire depuis 2 jours : au menu 55 km, 600m de dénivelé dénivelé positif, avec 1 montée d’un kilomètre au tiers de l’étape puis une montée de 10 km dans le dernier tiers : nous changeons de bassin versant, passant de celui du Rhin -> Mer du Nord à celui du Danube-> Mer Noire. Nous avons aussi noté les gares où prendre le train pour Donaueschingen (depuis Radolfzell, Engen…). Car la pluie est annoncée, en rangs serrés…
Nous quittons cette aire de jeux vers 9h, et les enfants sont à fond, motivation du tonnerre ! Voilà que Sébastien m’annonce, quelques minutes après le départ, qu’ils sont décidés à faire en une seule étape le trajet jusque chez Urban !
Et en effet les kilomètres défilent… Avant de quitter le Bodensee, petit arrêt à une aire de jeux exceptionnelle, à Ludwigshafen, intitulée « Patrimoine mondial, aire de jeux sur pilotis ». Elle n’est pas sur l’eau, mais toute perchée elle est étonnante !
Je n’ai pas encore recontacté Urban depuis notre échange de mails en début de semaine, annonçant notre possible visite ce week-end ; et voilà qu’il m’écrit ce matin, peu après 9h : à 50-55kmde chez lui, nous pourrions arriver dès ce soir avant la pluie. Il propose de venir nous chercher pour abréger l’étape ! Il a donc lu notre blog ;^)
Au moins une chose est sûre : nous serons chez lui ce soir… Mais qui est Urban (prononcer Ourbann), au juste ?
Depuis ce retour de la Mer Noire en juillet 2013, 2 fois Urban est venu nous voir à Belfort : en mai 2014, Justine avait alors 6 mois, puis en novembre 2017, 1 mois après la naissance de Marjorie. Et depuis tout ce temps, bien sûr, nous étions les bienvenus, « Wann kommt ihr und besucht mich? » « Quand viendrez-vous me voir ? » Mais nous ne partions jamais dans cette direction-là…
Récoltes… de pommes,… de maïs, … de pommes de terre
Nous avons bien roulé ce matin ! Pas d’aire de jeux accessible dans le village que nous traversions à 12h pile, déjeuner promis pour l’aire de jeux du village suivant. Le village suivant, c’est Ehingen ! En passant devant je reconnais le Rathaus, et en face la maison où nous avions pu nous réchauffer, nous reposer, nous ressourcer. On glisse un petit mot dans la boîte aux lettres, et donc, 3e pause aire de jeux de la journée ;^) Au menu riz aux légumes- poireaux, courgette, oignon – et sauce tomate : une valeur sûre. Ce riz complet du Hofer d’Autriche est plus long à cuire que les 15 minutes annoncées sur l’emballage… Les enfants s’en réjouissent : c’est d’autant plus de temps dans les jeux !
Le temps de quitter l’aire de jeux, de retourner sur la route, de voir, pour Sébastien, que le GPS ne fait pas passer par là, de ne pas voir, du coup, la voiture garée au bord de la route, de piler sans prévenir- et donc de provoquer une collision avec Justine, remorquée, qui n’a rien pu voir venir… Plus de surprise et d’effroi que de mal, heureusement. On ramasse ce qui est tombé : une sacoche rouge, une Justine, un vélo.
Le temps d’être prêts à repartir, et mon téléphone sonne : Urban nous donne rendez-vous à 16h à Engen. Il doit être ecrit quelque part que nous ne passerons pas par nos propres moyens de la vallée du Rhin à celle du Danube !!!
Sur le parking du Lidl où il nous a donné rendez-vous, il y a des noisettes. Parfait pour ma tribu decureuils… Urban arrive en minibus tirant megaremorque, avec sa niece de 9 ans, Celina. Il envoie les filles, Clémence et Celina, acheter des glaces pendant le chargement des vélos dans la remorque. Elles sont ravies ! Et reviennent chercher leurs masques… ici il est obligatoire dès 6 ans. Personne n’a jamais rien dit à Baptiste et Justine qui ne les ont jamais mis…
La voiture est parfaitement équipée, avec un siege-auto pour Marjorie et des rehausseurs pour Baptiste, Justine et Celina ! Sébastien s’amuse de l’altitude qui, sur son gps, varie bien plus vite qu’à vélo :^D
A notre arrivée à la ferme, les enfants ont juste le temps de découvrir, derrière la maison… une belle piscine ! Et les premières gouttes de pluie arrivent déjà. Vite, vider la remorque, tout mettre à l’abri ! Pendant que nos enfants se mettent en maillot de bain, Urban emmène Celina chercher ses affaires de baignade… et ses 2 soeurs ! Un bon moment aquatique dans la piscine bien chaude, bien fermée, bien joyeuse.
Pendant ce temps, c’est un gros orage qui fait rage : forte pluie, éclairs, tonnerre, on aurait été dessous… Et la température a chuté ! On aime bien fréquenter la région aux changements de saison ;^) (cf liens vers la série de 3 articles ci-dessus) Enfin ici, l’automne s’annonce bref, déjà l’hiver ?!?
Bon j’exagère un peu… Quand même, 4-7, 4-8 !
Comme nous allons apprecier, demain, le réveil dans la chambre là haut ! Plutôt que de plier la tente dans le matin frisquet et mouillé…
8 réponses sur “Oberbaldingen”
Que d’aventures et une grosse frayeur ! Des bisous à Justine.
Vous voilà bien abrités et entourés !
Quelle équipée et quel équipement ! Ressourcez-vous bien !
Chez nous, ce matin, quelques flocons de neige épars… pluie hier mais pas d’orage.
Vous êtes donc près du Danube, 2è plus long fleuve d’Europe, qui prend sa source dans la Forêt Noire. Merci pour cet apprentissage 🙂 https://fr.wikipedia.org/wiki/Danube
Quelle belle aventure !
Merci pour toutes ces photos .
Bises à toute la famille.
Bises à tous et à Justine en particulier pour se remettre de ses émotions !
Jean
Oh… ben, pas d’article hier… ni aujourd’hui ??? Vous faites une grande pause chez Urban ? Bises à vous 6
Nous avons des soucis de blog, nous n’arrivons plus à publier d’articles … nous sommes toujours chez Urban, on attend lundi que ça se réchauffe (un peu) pour repartir direction Fribourg, puis Mulhouse le week-end prochain !
Les directions annoncées ne tombent pas dans les oreilles d’un sourd 😉 Vous serez dans le sens de la descente cette fois !
Comme vous avancez vite !! Je viens de lire tous les épisodes. Encore une belle aventure avec de belles rencontres dans de belles régions !! C’est trop chouette !! Bonne continuation et big bisous à tous les six.
J’ouvre les yeux et écoute : la pluie s’est arrêtée en fin de nuit, nous allons pouvoir lever le bivouac au sec !
Pour en sortir et rejoindre la piste cyclable, nous passons par un autre endroit qu’hier soir, situé à l’autre extrémité dela bande de terrain et qui nous évite de passer dans les herbes hautes et orties. Nous franchissons une barrière grillagée que j’arrive à ouvrir: si nous étions arrivés par la hier soir, nous n’aurions jamais osé la franchir !
Dispositif de remorquage maison à base d’un enrouleur de volet. Nouveauté 2020, Justine apprécie bien quand elle fatigue !
Nous arrivons à Meersburg, dont Juergen et Daniel nous ont recommandé la visite. C’est un bourg à la fois très pittoresque et touristique situé sur les flancs escarpés d’une colline se jetant dans le Bodensee: ce n’est pas à vélo chargé que nous visiterons ! Nous les laissons en bord de lac.
Meersburg
Belles rues, 2 châteaux magnifiques dont le plus ancien aurait été fondé par le (bon) roi Dagobert en 700.
Nous slalomons entre les abris car le temps est aux averses. Nous avons juste eu le temps de terminer nos glaces achetées sur le vieux port avant la première ondée.
Dans cette cité moyenâgeuse, Baptiste et Justine tombent en extase devant des dagues et épées en bois avec leurs fourreaux. Les épées sont trop longues être transportées. Après négociations avec leurs parents (surtout leur père), ils repartez avec une dagues chacun – souvenir de voyage !
Passage par la terrasse d’un des châteaux qui offre une magnifique vue sur le lac, avant de retourner à nos vélos.
Vue d’en haut
Un peu plus loin, nous nous arrêtons à une aire de jeux pour déjeuner. Le temps est redevenu sec, mais le vent frais venu du large n’incite pas à la baignade, sauf Marjorie qui adore toujours autant jouer dans l’eau !
Nous dégustons nos deux poissons fumés que nous n’avons pu manger hier soir (bivouac trop tardif), avec du pain, du beurre et des légumes crus. Un régal !
Nouvel arrêt visite à Überlingen, dont nous repartons à la recherche d’un emplacement pour la nuit. Pas facile, nous sommes coincés entre montagne et lac… à Sipplingen nous décidons déjà de manger car le soleil se couche. Baignade pour moi et Hélène, qui avons bien besoin de nous laver après avoir transpiré (cela n’a pas été possible hier soir, et on dort beaucoup plus mal quand on est moites de sueur). Nous sommes rejoints par Marjorie. Les autres enfants préférant un bain de pieds.
La nuit venue, l’éclairage public s’allume et je constate que les points de bivouac que j’avais repérés sont en pleine lumière… nous tournons un moment pour décider de planter la tente dans un endroit un peu moins exposé que les autres. Du coup, nous ne montons que la grande tente, je dormirai dans l’abside.
Réveil un peu difficile ce matin, vu le coucher tardif. Les enfants filent à l’aire de jeux dès leurs duvets rangés, pendant qu’Hélène et moi finissons de plier la tente.
Nous quittons l’Autriche pour la Bavière.
Sur nos vélos, nous visitons Lindau, dont le vieux centre très touristique se trouve sur une île, reliée au continent par un pont et une digue. Nous faisons l’objet de pas mal de commentaires admiratifs des personnes déambulant le long du vieux port !
Nous repartons jusqu’à une aire de jeux que nous avait signalée Daniel hier soir: il y a de nouveau le même jeu de tapis sauteur ! L’occasion pour moi de faire sauter les enfants … et je comprends que Daniel hier soir aie été en sueur !
Parfois, les 2 petites aiment se partager la place avant du tandem. Ça met de l’ambiance quand je pédale !
Dans l’après-midi, nous privilégions un itinéraire un peu plus éloigné du lac, qui nous fait passer dans les nombreux vergers – surtout des pommiers – qui s’étendent autour du Bodensee.
Nous nous arrêtons acheter des fruits et légumes chez un producteur, puis du poisson fumé dans une petite échoppe. L’employé en profite pour montrer aux enfants le beau brochet pêche le jour même.
En fin d’après-midi, nous arrivons dans la région de Bade-Wurtemberg. Passage par Friedrichshafen, ville entièrement détruite lors de la 2ème guerre mondiale car industrielle. C’est ici que le Baron Zeppelin a conçu ses dirigeables, il y a d’ailleurs un musée qui est consacré à cette invention.
Il y a même une aire de jeux Zeppelin !
La sortie de ville est moins plaisante, passant par une longue zone industrielle. Puis l’itinéraire longe en bande cyclable une large route 2×2 voies. Nous en profitons pour avaler des km dans une ambiance maussade…
Dans ce contexte, difficile de trouver un bivouac. Nous finissons par prendre un chemin de traverse qui nous amène après la traversée chaotique d’un verger à une zone finalement agréable.
Mais la nuit est déjà en train de tomber, et avec elle arrive l’orage qui marque le début d’une période meteo beaucoup plus instable… bon, on a eu 2 semaines de grand beau, on ne se plaint pas !!! Sous la menace de la pluie, on se partage quelques fruits et on décide d’aller dormir directement. Le poisson fumé du Bodensee, ce sera pour demain ! Les gouttes martèlent la toile des tentes, pourvu que ça se soit calmé au réveil !
43 km parcourus
Une réponse sur “Immenstaad am Bodensee”
43 km c’est pas mal !
L’appétit était peut-être grand mais la fatigue plus grande encore …
J’espère que vos douze pieds pourront être à l’abri du froid humide qui arrive !
😉 moi je sais !!!
Bonne route et à très vite pour fêter ça !
PS: le résumé de vos journées est de plus en plus condensé 😉
Ah, ça y est ! Une photo et un long article 🙂