Entre Grißheim et Zienken

45 kilomètres

Franchement, quand il souffle un vent comme aujourd’hui et que vous êtes à vélo, je vous recommande vivement de choisir votre itinéraire en fonction du vent, et de privilégier la direction de celui-ci ! Parmi ces 45 kilometres,quelques-uns nous ont coûté, vent en pleine face ou 3/4 face. Mais la plupart des kilomètres ont filé presque tout seuls, tant Eole nous portait !

Le critère majeur de recherche de bivouac ce soir, outre la distance réduite à Neuenburg, était de trouver un recoin abrité de ce vent de folie, une bise forte et froide. Chose faite !

Ce matin nous avons quitté sous un soleil radieux notre bivouac charmant. Je me suis rappelé in extremis que je devais récupérer mon téléphone remis à charger… Nous avions accédé au site par une petite rampe raide ponctuée de quelques grosses racines, suivie d’une petite passerelle en rondins grossiers. Très bucolique ! Mais pour repartir, la route forestière carrossable était pas mal ;^) Un 4×4 était arrivé par là hier, une dame venue s’occuper des jardinières autour de la terrasse où nous avons mangé.

Nous repassons au pied de Burkheim,

sans nous y arrêter : nous filons directement vers Breisach am Rhein.

Détruite à 85% pendant la seconde guerre mondiale, la ville a résolument choisi de cultiver la paix et l’amitié franco-allemande. Elle a pesé dès les années cinquante en faveur de la construction européenne. Quelle Europe se représentaient-ils à l’époque ? L’Europe que nous connaissons y ressemble t elle ?… Dans chaque village ici, comme en France, un monument aux morts exhorte le passant à se souvenir du massacre que chacune des deux guerres mondiales a été pour les hommes du village… et parfois la liste paraît bien longue par rapport à la taille du village.

À Breisach il y a également un mémorial au curé de la cathédrale, mort en déportation pour s’être opposé au régime nazi ; un mémorial aux juives et juifs déportés dans un premier temps à Gurs, sud-ouest de la France. Il y a des choses qu’on ne connaît pas tellement de l’histoire de notre propre pays, tiens…

À Breisach il y a un vélo rigolo,

le souvenir du glacier italien qui avait servi à Baptiste, 15 mois, sa première glace en 2011 lors de notre première virée à vélo – et nous le retrouvons ! 2 boules chacun sans même devoir négocier avec les parents : les enfants sont stupéfaits et ravis  (et les glaces délicieuses).

C’est que cela nous a frappés ces jours-ci : même quand il fait froid, voire froid et gris, de ce côté du Rhin on croise souvent quelqu’un une glace à la main ! Alors sans cette glace, il aurait manqué quelque chose de typique à notre petit voyage en Allemagne.

C’est la glace à la main que nous gagnons les hauteurs, pour voir le Münster, la vue sur le Rhin, la plaine d’Alsace et les Vosges, puis le jardin du couvent où, avec Justine et Marjorie en juin dernier, nous avions mangé, sur une sorte de transat géant, avec vue sur le Kaiserstuhl et la Forêt Noire.

Nos vélos devant l’office de tourisme

On reprend la route, direction Ihringen, soit est-nord-est à quelques kilomètres. Bon, le vent n’approuve manifestement pas notre choix d’itinéraire ! Sur la voie cyclable double-sens étroite, on peut rarement pousser Marjorie, qui pleure la difficulté de rouler face au vent implacable, comme moi il y a 13 ans sur le canal stalinien du Danube après Bratislava. Le casse-croûte du déjeuner tardif (les glaces nous ont decalés !) pris sur la place de l’hôtel de ville la réconforte, comme tout le monde. Sébastien fait probablement sa sieste la plus intrigante  Il a trouvé un coin à l’abri du vent !

Des gens en passant regardent, on ne sait ce qu’ils se disent, mais… bref, Sébastien a bien dormi,  et nous on a bien rigolé !!

On laisse les enfants jouer sur la place – toilettes toutes proches – pour aller faire un tour tous les deux dans ce village très bruyant, beaucoup de voitures partout (souvent au cœur du village il y a une ou deux rues plus paisibles). Pas très longue la visite : mon pouce droit coincé dans la porte de l’église qui s’est rabattue brutalement, je n’ai pas la tête très disponible à regarder autour, et le village n’est pas très bucolique. Rien de grave, pas de plaie, c’est juste un mauvais moment à passer ! Mais je fais plein de fautes de frappe, là, parce que mon pouce encore légèrement gonflé ne se plie pas exactement comme d’habitude. Et même sur le clavier tactile du smartphone, je tape assez vite avec mes deux pouces !

D’Ihringen, situé au flanc sud du Kaiserstuhl, nous repartons par le vent de nord-est (comme on repart par le train de 15h06), et nous avalons allègrement les kilomètres, seulement gênés par quelques cheveux dans les yeux ou la bouche parfois ! C’est le seul inconvénient du vent dans le dos ;^)

Plein d’eau en traversant un village, en ressortant de la cour Sébastien sent son pneu avant tout mou, on en extrait un morceau de métal pointu. Réparation express, et on reprend le vent !

Arrêtés quelques minutes pendant que Sébastien va reconnaître un chemin pour dénicher une zone plate et abritée du nord-est, on mesure à quel point ce vent est fort et glacial ! Il revient victorieux : petite clairière sous le couvert des arbres (encore nus), en contrebas, abritée, ail des ours inclus ! Il est déjà 19h15, on s’active tous à préparer le bivouac : montage des tentes, installation des dortoirs et préparation de la popote sont menés de front. Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres (5-6) de Neuenburg ! Sébastien me jugeait bien optimiste quand je lui annonçais, ce matin ou en cours de journée, que nous pourrions nous en approcher autant :^)

Au programme demain : courses à Neuenburg, franchissement du Rhin, puis train soit à Bantzenheim, soit directement à Mulhouse.

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Vers Burkheim

25km

Cette nuit nous avons entendu passer quelques voitures sur la route, quelques trains sur la voie ferrée. Nous avons entendu des oiseaux de nuit, un chevreuil. Rien que de très ordinaire ! Mais un bruit de moteur moins commun nous a réveillés à 3 heures du matin. Est-ce que ça se rapproche ? Où est-ce ? Sur le chemin ? Dans le champ ? J’ai mis mes lunettes pour aller voir. Dans l’abside, le temps d’enfiler mes baskets, puis me voilà dehors.

Ce bruit de moteur, c’est un hélicoptère en stationnaire, non loin, peut-être au-dessus de nous. Déjà il s’éloigne, Sébastien venu me rejoindre  le voit arrêter son avancée un peu plus loin, repartir encore, disparaître à l’horizon. Ce genre de visite nocturne, nous ne l’avions jamais eu !

Je profite de ce temps nocturne calme pour m’occuper de répondre aux messages et mails en retard, puis me rendors à mon tour.

Réveil sans vent dans notre petit recoin bien abrité, rangement et pliage efficaces. La pluie éventuelle annoncée ne vient pas, on ne s’en plaint pas ! Ayant rejoint la route, avant de démarrer on prend en photo nos filles équipées à l’identique :

(Hasard amusant des approvisionnements, rien d’intentionnel ! Merci aux Lilileo pour le prêt des sacoches de Justine, de Baptiste et de mon guidon !)

Nous passons sans nous arrêter au village le plus au nord du Kaiserstuhl (et de notre petit voyage, donc), Riegel am Kaiserstuhl, et filons au suivant, Endingen am Kaiserstuhl. De très jolies maisons, de belles fontaines octogonales, souvent anciennes, à tous les coins de rues. Mais d’abord, dans la rue principale pavée, une sensation d’étouffement et d’agression tant il y a de circulation et tant elle est bruyante ! Ça rappelle un peu l’impression vécue à Sancerre… et il y a 13 ans, les voitures étaient moins grosses. Ici nous voyons, ces derniers jours, beaucoup de très gros SUV.

Heureusement, une fois les vélos garés près de la fontaine en bas de la Marktplatz,   c’est dans des ruelles vraiment apaisées que nous faisons notre petit tour à pied, muni du plan proposé par l’office de tourisme. Nous y avons trouvé une très belle carte représentant la Forêt Noire et ses alentours mettant bien enévidence les reliefs, très semblable à l’une des cartes emportées, centrée elle sur la plaine du Rhin, alsacienne et badoise, bordée par les Vosges et la Forêt Noire.

Le soleil chauffe déjà un peu, mais chaque nuage et sa bise glacée font chuter la température. On se décide à aller déjeuner chaud et au chaud, au kebab faute de boulangerie ouverte ! Les enfants sont ravis. Le téléphone aussi recharge sa batterie, du coup 😁

On reprend la route à 13h30, de village en village, Königshaffhausen, puis comme hier nous abandonnons le pur contournement à plat pour s’engager là où les reliefs sont abordables pour nous.

Leiselheim, Jechtingen, petite pause dans un bel espace en contrebas du chemin, où les enfants aimeraient bien bivouaquer mais il n’est que 15h30 ! On fait une partie de Mille Sabords, puis une sieste pour certain 😉 pour profiter quand même de ce lieu très agréable.

À Burkheim nous laissons nos vélos à l’intersection et montons à pied. Dominée par une ruine imposante, cette bourgade a une histoire étonnante, où structure géographique et structure sociale se montrent intimement liées : un ancien bras du Rhin, avant les travaux de détournement de l’ingénieur Tulla, alimentait diverses zones d’eau, vive ou dormante, jusqu’au pied de la commune. En bas (Unterstadt) vivaient, pauvrement et travaillant dur, des pêcheurs (et des moustiques).

La ville moyenne (Mittelstadt) était le lieu du commerce, de l’artisanat (forgeron, charron…) et de l’administration. La ville haute (Oberstadt) s’ouvre sur les vignes, qui depuis des siècles sont cultivées dès après le mur d’enceinte. Y vivaient les exploitants et les ouvriers viticoles. Et l’on voit, dans tous les villages traversés, qu’ici comme en Alsace ou en Bourgogne la vigne et le vin permettent de vivre bien !

Breisach am Rhein (Vieux Brisach) n’est plus qu’à 9 km, et le vent pousse… mais nous faisons demi-tour, le plein d’eau (2 bouteilles offertes, impossible d’obtenir d’eau du robinet) et retournons bivouaquer à cet endroit de rêve !

Baignade du soir pour Sébastien !
Il y a de la lumière et de quoi charger les téléphones !
En dessert on a fait un sort à la confiture de fraise offerte par Sonia hier.

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Riegel am Kaiserstuhl

30km

Quel froid cette nuit ! Le ciel s’est dégagé en début de soirée, le thermomètre a donc plongé. Jusqu’à 3 degrés, paraît-il. On a tous eu plus ou moins froid, sauf Marjorie qui a dormi en culotte et chaussettes (sic) dans son duvet bien douillet.

Alors quand le soleil s’est mis, à son lever, à chauffer la tente, pour certains au lieu de se lever on s’est rendormis au chaud…

Au final, il était 11h nouvel horaire quand on a quitté le bivouac ! Les filles, réveillées à 6h par les cloches sonnant à toute volée comme hier à 18h, avaient fini de ranger leurs affaires alors que nous n’avions pas commencé ! Je les ai donc invitées à plier leur tente puis nous rejoindre dans la grande. Avant de plier, en attendant d’entendre des signes de réveil dans notre tente, elles ont joué joyeusement pendant 3 heures 

L’inconvénient, c’est qu’elles ont déjà faim, du coup : carotte pain Comté avant de démarrer.

Hier nous avons roulé à travers une plaine ponctuée, ça et là, de petits reliefs, parfois comme de petites boursouflures, parfois de petites collines plus importantes, émergeant de ce fond vraiment plat. Où rien n’arrête le vent !

Nous voici au pied d’un relief plus important, le Tuniberg, dont nous venons longer les flancs. Plantés de vigne pour la plupart, comme toute parcelle non plate par ici ! Nous contournons Tiengen,

mais entrons dans le tout petit village (hameau ?) probablement ancien de Sankt Nikolaus, pour en faire le tour. Une belle aire de jeux ensoleillée happe les enfants, tourniquet, table de ping-pong, et après seulement 7 km nous y déjeunons. Sieste au soleil pour Sébastien !

On démarre en annonçant déjà un arrêt à l’église du prochain village. Mais quand, à Waltershofen, on explique qu’on va aller au dernier village, au nord du Tuniberg, en passant par le haut et non par le flanc, ça râle !!! Je négocie à coup de Stroopwaffel 

Finalement, la montée n’est pas si terrible, ni en longueur, ni en intensité. Et quelle récompense, en arrivant à Gottenheim par les hauteurs, d’y découvrir une de ces magnifiques aires de jeu allemandes, avec notamment tyrolienne et table de ping-pong ! Les enfants en conviennent, ça valait le coup de monter. D’autant que d’en haut (pas très haut), la vue sur Fribourg tapie au pied de la Forêt Noire était pas mal. Et à l’ouest, ce sont les flancs façonnés en terrasses du Kaiserstuhl qui barrent l’horizon. Nous décidons d’aller longer cet autre relief à son pied. Mais avant cela, nous allons voir l’église Saint Etienne, qui domine avec une belle vue sur le Kaiserstuhl là encore, puis montons au cimetière faire le plein d’eau.

Pas d’eau aux robinets ! Nous demandons en redescendant à des gens installés à leur terrasse, qui acceptent immédiatement de nous rendre se service. La dame descend nous ouvrir le garage, où je remplis les gourdes à l’évier.

Je ne l’ai pas encore vu… mais dans mon dos se trouve une immense étagère pleine de petits pots de confiture ! En montant j’en avais vu en vente, sans remarquer que c’était à cette maison que je m’étais adressée. Elle nous en offre deux, plaçant dans les mains de Justine et de Marjorie un pot de fraise, un pot de framboises. Du jardin, précise-t-elle ! Je traduis aux filles, mais je ne comprends pas toujours très bien : elle parle avec un fort accent. Nous sommes en zone rurale !

Depuis le matin le vent, passé au sud, nous a poussés. Peu de kilomètres, peu d’efforts, hormis ce petit denivelé (50 mètres, petit donc !). Voilà que le vent repasse au nord, glacial et freinant fort. Nous, on a gardé le cap choisi ce matin : plein nord !

On ne s’arrête pas à Bötzingen, premier village que nous abordons au pied du Kaiserstuhl, mais tout absorbés à contempler les belles maisons, notamment celles d’exploitations viticoles, on rate l’embranchement vers la piste cyclable. Finalement c’est par la route, à ras des reliefs (à droite c’est plat, à gauche ce n’est pas vertical mais pas loin), que nous rejoignons les abords du village suivant, Eichstetten. Nous n’y entrons pas vraiment, mais nous y faisons une petite pause, profitons des toilettes, avant de reprendre plein nord, sans rater la piste cyclable cette fois, pour atteindre Bahlingen.

Chute sans gravité mais spectaculaire de Marjorie, qui a eu moins peur que moi derrière elle! L’importance de la lisibilité des aménagements… d’une voie commune aux cycles et piétons ça passe en séparation à peine signalée, Marjorie roulant au milieu de notre groupe s’est retouvée à ras de la bordure separant le trottoir du plan incliné d’insertion. Les aînés n’ont pas vu la séparation et ont continué sur le trottoir, dans le prolongement. Plus de peur que de mal !

La piste cyclable de Bahlingen vers le nord est bien plate, bien calme, mais bien exposée au vent que rien n’arrête. Les filles réclament la recherche de bivouac. Riegel am Kaiserstuhl sera pour demain : on se trouve un coin un peu à l’écart de la route et de son bruit, bien abrité du vent par l’ultime prééminence au nord-est du Kaiserstuhl.

Peu de cuisine ce soir : on s’est achetés hier des spécialités que nous aimons bien, Weißkrautsalat et Kartoffelsalat. Seules les Bratwürste nécessiteront le réchaud. Alors on fait chauffer le contenu de notre bouteille métallique (gourde non thermos trouvée dans une aire de jeux au Danemark l’été dernier), je le reverse dedans pour y faire infuser un sachet, puis  je roule la gourde dans un duvet, le tout dans un autre. Grâce à quoi l’infusion reste  bien chaude pendant que nous mangeons, et chauffe aussi nos duvets . Je vous dis, on a eu froid la nuit dernière !

Le repas terminé, on se partage l’infusion mélangée dans chaque gobelet à du jus de fruit – façon Kinderpunsch de Rita – ce qui petmet de boire tiède, ce que nous apprécions tous ! L’eau des gourdes n’est pas très chaude 

Et à 20h30 tout le monde au lit : on n’a jamais aussi parfaitement géré le décalage horaire 

Une réponse sur “Riegel am Kaiserstuhl”

  1. Pauvre Marjorie ! Heureusement que sa chute semble avoir été sans conséquence.
    En effet, mars était encore là pour nous rappeler que l’hiver n’était pas loin, et quand le vent s’en mêle c’est un cocktail glacé !
    Bonne fin de parcours

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Biengen

Mon compteur était hors service ce matin, puis a eu le hoquet. Celui de Marjorie ne valait guère mieux. L’unique compteur qui semble fiable affiche 34km ce soir. Mais avec le vent de face, certains kilomètres comptent double ! 

Bivouac plutôt sympa avec baignade pour Sébastien, Hélène, Justine et les pieds de Marjorie, on se sent mieux après. Mais on a bien apprécié la popote chaude  Ce matin les courses ont été l’occasion de retrouver des produits allemands qu’on apprécie, et de se mettre à l’abri pendant qu’il pleuvait. Et de charger mon téléphone dans un coin…

Hélène

2 réponses sur “Biengen”

  1. Bonne escapade à vous cinq, en vous souhaitant une météo plus riante pour profiter encore mieux de la nature printanière dont vous êtes au plus près.
    Bises à tous, et vous voilà tous les six du même côté de la frontière 😉

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Ottmarsheim

Départ de Belfort pour sauter dans le train de 15h06 pour Mulhouse ! Nous sommes 5 et nous avons 5 jours devant nous : un peu de train pour s’éloigner rapidement de chez nous, pour s’approcher au plus vite du dépaysement : l’étranger !

Baptiste a emprunté le vélo de Clémence, Justine possède depuis peu un nouveau vélo, aux roues de 26 pouces également. Et Marjorie a adopté le Gitane 24 pouces dès l’instant où Justine a eu l’autre !

Mercredi je suis allée faire la connaissance d’un nouveau-né dont nous avons rencontré les futurs parents alors qu’ils partaient en voyage, il y a un an. J’en suis revenue avec l’émerveillement que suscite tout nourrisson bien entouré, ainsi que 2 paires de grandes sacoches pour mes grands cyclistes ! De quoi me permettre, pour la première fois depuis bien longtemps, de partir avec, à l’avant, de petites sacoches. D’habitude mon chargement ce sont 4 grandes sacoches…

De la gare de Mulhouse, nous avons repris l’eurovélo 6 en direction de l’est, 12 ans  presque jour pour jour après notre passage au même endroit à 4, en route pour… la Mer Noire, que nous avions atteinte 3 mois et demi plus tard.

Troisième passage et deuxième bivouac sur ce beau site en bordure de forêt, dont l’aire de jeux sait ravir petits et grands. Montage des tentes, installation des dortoirs, popote, mise en place des vélos pour la nuit… chacun a fait sa part, à la fin tout était prêt, repas et couchage.

Nous sommes très contents d’être en voyage, même pour si peu de temps 😊

19km

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Dépoussiérage

Oh la la, si longtemps que rien n’a bougé ici ! Il y en a eu pourtant des voyages… mais des soucis techniques notamment nous ont dissuadé d’alimenter ce blog.

Sundgau alsacien, Suisse et Bade-Wurtemberg, puis Belfort-Voiron en 2022,

Haute-Saône, Lorraine, Sarre et Alsace en 2023,

Belfort-Copenhague en traversant toute l’Allemagne en 2024…

Si l’interface pour ce blog fonctionne de nouveau, peut-être y aura-t-il de nouveau de la lecture 🙂

Rétrospective 2024

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Bienvenue sur notre blog !

Vous avez suivi un lien sans doute, et vous voici… bonjour !

Octobre 2020

Notre blog est essentiellement un journal de bord publié au jour le jour en voyage, aussi est-il en hibernation lorsque nous sommes à la maison, reprenant vie lorsque nous reprenons la route. L’article le plus récent est ici en haut de page, suivi juste en-dessous des éventuels commentaires, puis encore plus bas, de l’article précédent, etc.

Hélas ce blog n’est pas des plus pratiques pour lire après coup un récit de voyage, il y manque les liens « article précédent » / « article suivant »… nous vous présentons nos excuses pour la lecture malaisée que cela entraîne.

Octobre 2020

Nos derniers voyages, narrés sur ce blog :

Du 8 septembre au 4 octobre 2020 en famille le long du Rhin, autour du Lac de Constance, à travers la Forêt Noire. Début : http://psdp.free.fr/?p=2054

Un matin d’octobre 2020 au bivouac, entre brume et soleil

Octobre 2019 Sébastien et Justine de Belfort au Forez, Pays Viennois, Volcans d’Auvergne, Bourgogne et retour. Début : http://psdp.free.fr/?p=1734

De mai à septembre 2018 en famille, de Belfort aux Pays-Bas et retour, Flandres à l’aller, Wallonie au retour. Prélude : http://psdp.free.fr/?m=20180511 puis http://psdp.free.fr/?paged=2&m=201805 à lire du bas de la page vers le haut…

Septembre 2015

Les récits de nos précédents voyages furent narrés ici : http://petitssautsdepuces.blog.free.fr et la lecture y est plus aisée ; mais nous ne pouvions plus insérer de photos, c’est pourquoi nous avons changé d’interface, et simplifié l’adresse pour faciliter l’accès au blog par les non-francophones… http://petitssautsdepuces.blog.free.fr/index.php?pages/Nos-voyages

Juillet 2017

Bonne lecture ! Nous déclinons toute responsabilité quant aux envies pressantes de bivouac, de grand air ou de belles descentes à vélo… Le virus du voyage à vélo est contagieux, et les cas de rémission sont rares. On vous aura prévenus…

Octobre 2020

Novembre 2020

Belfort !

30 km parcourus

Notre dernière nuit de bivouac restera mémorable ! Le vent a soufflé une bonne partie de la nuit, avec des rafales brutales et violentes, du jamais vu pour nous sous la tente. Tentes qui vibrent,  se déforment sous les accélérations anémométriques. Toiles des double toits qui bruissent et claquent. Les enfants endormis avant la tempête ne se sont pas réveillés à l’exception de Justine. Par contre nous, les parents, n’avons pas pu beaucoup dormir …

Au lever …

Bon, plus de rafales ce matin, mais toujours un vent soutenu qui nous freine dans notre progression. Dans ces conditions, nous décidons de quitter le canal du Rhône au Rhin, véritable couloir à vent, plus tôt que d’habitude. L’itinéraire que nous empruntons pour rejoindre Belfort en est un peu plus court, mais aussi plus vallonné.

Enfin à 12h30 nous donnons le dernier coup de pédale. Nos voisines Evelyne, Martine et Aurélie sont bientôt là pour nous souhaiter la bienvenue, avec plein d’attentions (pain frais, soupe et compote crumble pour le soir).

Nous déchargeons nos montures, puis décidons de ranger de suite nos sacoches avant de déjeuner.

Puis commencent à arriver les amis venus fêter avec nous notre retour, notre salon ne désemplit pas jusqu’au dîner, dans une ambiance conviviale.

A 21h30, les enfants sont au lit, nous allons essayer de conserver notre rythme de vie basé sur le soleil.

Et demain pour moi reprise du travail après 15 mois de congé parental … En attendant, je vais m’endormir cette nuit en pensant à cette épopée de 758 km en famille !

Et pour que ça roule… à vélo nous vous invitons à écouter la chronique du 4 octobre de Jean-Jacques sur Europe1 :https://www.europe1.fr/emissions/a-velo

4 réponses sur “Belfort !”

  1. Heureusement que les tentes étaient bien accrochées et lestées ! Cela me rappelle une nuit de tempête en Islande où notre bonne vieille petite tente Igloo avait ployé sans se déchirer ni s’envoler, alors qu’autour dans le camping ça ressemblait à un désastre …
    Quel chouette accueil des voisines !
    Bonne reprise Sébastien !

  2. J’espère que la reprise s’est bien passée pour toi Sébastien ainsi que pour le reste de la famille (à quel heure était le réveil de la petite troupe ce matin ;- ) ? )
    Dis-donc, vous plantez les tentes vraiment prêt de la piste cyclable ! Vous faites cela régulièrement ou c’est le hors saison qui joue ? Personne sur la piste un dimanche matin de grand vent ?
    Bises et à bientôt j’espère (même si finalement nous n’avons pas de livraison de pâtes de grand épeautre à faire 😉 ).

  3. Bravo pour ce périple en famille! c’est dommage , vous n’étiez pas loin , mais JP recommence à peine à faire du vélo.Il s’était fracturé le bassin il y a 3 mois, la veille de notre départ qui était prévu le 6 juillet!
    Bisous à toute la petite famille et à une prochaine fois!
    Chantal et JP

    1. J’ai bien pensé à vous sur ce tronçon… nous avions fait Mulhouse-chez vous par un vent de face aussi puissant un jour d’automne 2015 !
      Fracture du bassin, mince alors !!! Un quasi reconfinement forcé, ça n’a vrai ment pas dû être marrant. Je ne sais pas si c’est douloureux… Bonne reprise, tout doux !
      Hélène

Les commentaires sont fermés.

3 réponses sur “Retour ce dimanche 4 octobre !”

  1. Voilà bien une journée pour rentrer à l’abri chez soi, des souvenirs plein la tête !
    Que le lit va être douillet …
    Bon retour avec de sympathiques retrouvailles à la clef, bisous à tous et un grand bravo !

  2. Du vent, les tentes bruyantes et qui bougent… Vous étiez en Bretagne !?
    Ca ressemble à ce que nous y avons vécu 2 nuits d’affilée en août dernier 😉

    Belle reprise, Sébastien, avec le sourire (?) malgré la pluie.

Les commentaires sont fermés.

Gommersdorf

27km je crois

Quelques gouttes de pluie ont crépité sur la tente à l’instant où, ce soir, une amie m’annonçait le vent. Il ne s’est fait attendre longtemps… Dans le champ de maïs bien sec près duquel nous bivouaquons ce soir le long du canal, le vent produit un bruit qui rappelle la mer. La tente est bien accrochée… enfin j’espère ;^)

Aujourd’hui, avec quelques jours d’avance, Justine a soufflé 7 bougies ! Quelle chance d’être chez sa marraine si près de son anniversaire ! Elle était enchantée.

Bon, ça souffle pas mal, je vais faire un tour de tente.

Je ne suis pas sortie pour rien : outre les ajustements – 2 sardines ajoutées, l’agencement des sacoches modifié dans l’abside pour vaguement réduire le passage d’air sous la toile – j’ai ramassé mon chapeau à quelques mètres de la tente, le faisceau de la lampe est passé dessus. J’avais dû l’abandonner négligemment sur mon vélo en le déchargeant. Je me demande s’il se serait envolé plus loin…

Ce n’a pas été facile de faire sortir nos enfants du trampoline pour les mettre en selle,ni de convaincre Marjorie de se couvrir suffisamment, mais enfin à 16h15 nous quittions Mulhouse sous le soleil, après la très forte pluie de 6h à 13 ou 14h…

J’étais bien revigorée : j’ai pu faire un peu de musique ici. Avec Emmanuel assurant la partie basse au violoncelle j’ai joué la marche militaire de Schumann, puis toujours sur une basse au violoncelle nous avons chanté à 2 voix Lucie et moi. Ah, ce que ça me manquait !!! La flûte, c’est un cadeau d’Urban, au fait…

Sébastien nous a trouvé au gps un litinéraire différent pour quitter Mulhouse. Et, surprise ! De nouveaux panneaux de signalisation ont été mis en place entre notre passage le 8 septembre et aujourd’hui 3 octobre ! « Parcours des 3 pays » je crois. Flambants neufs.

Le long du canal on a vu des cygnes, des hérons, moi des martins-pêcheurs ce qui me ravit toujours, et enfin, des ragondins, pour la plus grande joie des enfants et tout particulièrement de Marjorie, qui en avait été tellement émerveillée à l’aller près de Kembs ! Pas très sauvages…

Demain il nous reste 34 kilomètres à parcourir. On compte déjeuner du côté de chez nous, peut-être en bonne compagnie ! Et espérons que le vent sera soit moins fort, soit moins de face que cet après-midi où il a quand même bien réduit la distance parcourue.

En tout cas, pour l’heure, ça souffle bien !